13.04.2009
Nous sommes Un
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08.02.2009
L'amour

L'amour est sa propre divinité.
Abandonne pour lui le fardeau d'un esprit ingénieux,
et tu ne redouteras plus l'angoisse de tes amours.
L'amour n'est pas encerclé par l'espace et le temps,
ni par les inventions sans joie de l'esprit.
L'amour se plaît dans la richesse d'un coeur
qui a longtemps erré parmi la confusion des objets de sa poursuite.
Le Soi, le Bien-Aimé,
ce que chaque chose recèle d'adorable,
est l'immortalité de l'amour.
Pourquoi chercherais-tu plus loin ?
Ami, pourquoi chercherais-tu plus loin ?
C'est dans la poussière d'un amour désordonné
que se trouve la route infinie de la vie.
J. Krishnamurti
10:42 Publié dans Le chant de la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
16.01.2009
Le doute

Le doute est un onguent précieux ;
bien qu'il brûle, il guérit pleinement.
Je te le dis, invite le doute
lorsque tu es dans la plénitude de ton désir.
Appelle le doute à l'heure où ton ambition triomphe.
Eveille le doute quand ton coeur se délecte dans un grand amour.
Je te le dis, le doute fait surgir l'amour éternel.
Le doute nettoie l'esprit de sa corruption.
Ainsi la force de tes jours sera établie par l'entendement.
Pour la plénitude de ton coeur, pour l'envol de ta pensée,
fais que le doute arrache tes entraves.
Comme le vent frais des montagnes qui éveille les ombres dans la vallée,
laisse le doute appeler à la danse l'amour corrompu d'un esprit satisfait.
Ne permets pas au doute de n'entrer que sournoisement dans ton coeur.
Je te le dis, le doute est un onguent précieux ;
bien qu'il brûle, il guérit pleinement.
J. Krishnamurti
14:13 Publié dans Le chant de la vie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12.12.2008
Je suis la Vie

Je n'ai pas de nom,
je suis comme la fraîche brise des montagnes.
Je n'ai pas d'abri,
je suis comme les eaux errantes.
Je n'ai pas, comme les sombres dieux, de sanctuaires.
Je ne suis pas dans les ombres profondes des temples.
Je n'ai pas de livres sacrés.
Je ne suis pas établi dans la tradition.
Je ne suis pas dans l'encens qui s'élève des autels,
ni dans les pompes des liturgies.
Je ne suis ni sur l'image sculptée
ni dans le chant d'une voix mélodieuse.
Je ne suis pas encerclé par des théories
ni corrompu par des croyances.
Je ne suis pas tenu dans les chaînes des religions
ni dans la pieuse agonie de leurs prêtres.
Je ne suis pas pris dans le piège des philosophies,
je ne suis pas tombé au pouvoir de leurs sectes.
Je ne suis ni en haut ni en bas,
je suis l'adorateur et l'objet de son culte.
Je suis libre.
Mon chant est le chant du fleuve vagabond
qui appelle les océans ouverts...
Je suis la Vie.
J. Krishnamurti
07:31 Publié dans Le chant de la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.10.2008
La substance de mon amour

La montagne descend jusqu'aux eaux dansantes,
mais sa tête est cachée dans un nuage sombre.
Sur le tronc d'un pin mort
une fleur délicate a poussé.
La substance de mon amour est la Vie,
dans ses sentiers il n'y a pas de mort.
J. Krishnamurti
22:29 Publié dans Le chant de la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.09.2008
La goutte d'eau

La goutte de pluie contient-elle
dans sa plénitude le torrent impétueux ?
La goutte de pluie dans sa solitude
nourrit-elle l'arbre sur la colline ?
La goutte d'eau dans sa chute chante-t-elle
la douce musique des eaux nombreuses ?
La goutte d'eau dans sa pureté
apaise-t-elle la soif douloureuse ?
Les fous poursuivent à travers la Vie
les ombres de leur moi,
et la Vie les déçoit
car ils errent dans les chemins de l'esclavage.
Pourquoi ces efforts
dans la solitude des divisions ?
Dans la Vie
il n'y a ni vous ni moi.
J. Krishnamurti
07:15 Publié dans Le chant de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2007
Mon amour a mal pour toi

Ecoute-moi, ami,
que tu sois un yogi, un moine, un prêtre,
un dévot amoureux de Dieu,
un pèlerin en quête de bonheur
qui se baigne dans les fleuves sacrés
et visite les sanctuaires,
l'adorateur occasionnel d'un jour,
un grand liseur de livres,
ou un constructeur de temples,
mon amour a mal pour toi.
Je connais le chemin qui mène
au coeur du Bien-Aimé.
Ces vaines luttes, ce long labeur,
ce chagrin incessant, ce plaisir changeant,
ce doute qui brûle, ce fardeau de la vie :
tout cela cessera, ami.
Mon amour a mal pour toi.
Je connais le chemin qui mène
au coeur du Bien-Aimé.
Ai-je erré sur la terre ? Ai-je aimé des reflets ?
Ai-je chanté dans l'extase ? Ai-je revêtu la robe ?
Ai-je écouté les clochettes des temples ?
Me suis-je alourdi d'études ?
Ai-je cherché, ai-je trouvé ?
Ah ! j'ai su beaucoup de choses !
Mon amour a mal pour toi.
Je connais le chemin qui mène
au coeur du Bien-Aimé.
Ô ami, aimerais-tu la multitude des reflets
si tu pouvais avoir la réalité ?
Jette tes cloches, ton encens, tes peurs, tes dieux ;
mets de côté tes religions, tes philosophies ;
rejette tout cela.
Je connais le chemin qui mène
au coeur du Bien-Aimé.
Ô ami, l'union simple est la meilleure.
C'est le chemin qui mène
au coeur du Bien-Aimé.
J. Krishnamurti
06:55 Publié dans Le chant de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.04.2007
L'objet secret de mes désirs

J'ai vécu le bien et le mal des hommes,
et l'horizon de mon amour s'est assombri.
J'ai connu la moralité et l'immoralité des hommes,
et mes pensées anxieuses sont devenues cruelles.
J'ai partagé la piété et l'impiété des hommes,
et le fardeau de la vie est devenu lourd.
J'ai pris part aux courses des ambitieux,
et la gloire de la vie est devenue vaine.
Et maintenant j'ai mesuré la profondeur
de l'objet secret de mes désirs.
J. Krishnamurti
07:50 Publié dans Le chant de la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.04.2007
A travers ton propre coeur

Comme le tranquille étang
est vite troublé par les vents qui passent !
Non, ami, ne cherche pas le bonheur
dans ce qui se trouble.
Il n'y a qu'une voie, un seul chemin.
Il est en toi-même,
à travers ton propre coeur.
J. Krishnamurti
07:34 Publié dans Le chant de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.04.2007
La Vie remplit le monde

Réjouis-toi !
Il y a du tonnerre parmi les montagnes
et de longues ombres s'étendent
sur la face verte des vallées.
Les pluies font surgir les pousses vertes
sur les troncs d'arbres qui la veille étaient morts.
Très haut parmi les rochers un aigle construit son nid.
Toute chose est grande de vie.
Ami, la Vie remplit le monde.
Nous sommes tous deux éternellement unis.
La Vie est comme les eaux
qui étanchent également la soif des rois
et celle des mendiants.
Le roi a une coupe d'or,
le mendiant un bol d'argile
qui se brise en miettes à la fontaine,
mais ils y sont également attachés.
Ils sont solitaires et craignent la solitude,
la souffrance d'un jour qui meurt,
le chagrin d'un nuage qui passe.
La Vie privée d'amour erre de maison en maison,
sans jamais trouver personne
pour proclamer sa beauté.
On a extrait du roc de quoi sculpter une statue
que les hommes tiennent pour sacrée ;
mais sur le chemin qui les conduit au temple,
ce roc, ils le foulent négligemment aux pieds.
Ami, la Vie remplit le monde.
Nous sommes tous deux éternellement unis.
J. Krishnamurti
07:15 Publié dans Le chant de la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





