31.05.2009

L'unique dessein

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C'est d'ailleurs l'unique dessein de Dieu
que l'âme perde son Dieu.

Car aussi longtemps qu'elle a un Dieu,
qu'elle connait Dieu,
qu'elle sait quelque chose de Dieu,
elle est séparée de Dieu.

Maître Eckhart


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28.05.2009

Pour la première fois

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Tout est toujours maintenant.
Si tout temps est éternellement présent,
aucun temps ne peut être repris.
Et la fin de notre exploration
sera de parvenir d'où nous étions partis
et de connaître le lieu pour la première fois.

T.S Eliot


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23.05.2009

Sois tranquille

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Tes jours ont des nuits.

Ton silence fait du bruit.

Même tes joies ont de la peine
car ton espoir a peur.

Tes mains ont envie
et ton coeur est gros d'un moi si petit.

Mais SOIS TRANQUILLE

TOI...

TOI...

tu n'as rien.


Jean-Luc Martinez


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16.05.2009

Blanche mémoire

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Radieuse absence
en la blanche mémoire
du véritable Amour...


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14.05.2009

La méditation

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 La méditation
est le déploiement du neuf.

Krishnamurti


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09.05.2009

L'homme vrai

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L'homme vrai est cruciforme.
Sa seule destination est de mourir
et de renaître à chaque instant.

Roger Quesnoy


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05.05.2009

Un objet virtuel

 

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Ce que nous appelons distraitement "moi" ou "je" dans l'état de veille n'est en réalité qu'une construction mentale demeurant constamment en retrait des "objets" perçus ; mais c'est encore une image, quelque chose qui est perçu, même si cette chose demeure habituellement en arrière-plan de notre fonctionnement de l'état de veille. Tel un fantôme, ce "moi" ne survit que dans la pénombre, car dès qu'on tente de le cerner, il s'évanouit. C'est justement pour en préserver la survie virtuelle que nous glissons constamment sur lui et sur tous les objets sans jamais nous arrêter, car dès que le regard se pose, cette image s'avère non seulement inutile, mais inexistante.

Ce moi est une fable, quelque chose que nous avons accumulé et que nous tentons désespérément de défendre ; nous dépensons même une énergie colossale pour sauvegarder cette chose que nous prétendons être, mais qui n'existe pas, sauf dans notre imaginaire timoré.

"Au moment de la sensation, l'ignorant conçoit un moi face à un objet qu'il désire ou repousse et cette méprise le livre au désir, lequel l'embourbe davantage dans l'erreur." Samyuttanikaya.

Bref, ce "moi", ce "je" auquel les dormeurs de l'état de veille sont identifiés durant presque toute leur vie, n'est pas le sujet conscient ; il est un objet, un objet virtuel de surcroît.

Jean Bouchart d'Orval

01.05.2009

Le chant du silence

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Le chant du silence s'élève dans l'esprit
de celui qui a rejoint la source.
Les pensées, sensations et émotions
sont autant de voix qui s'égrènent
dans l'immensité sans fin de la conscience.

Jaillissement spontané de l'infinitude,
résorption spontanée dans l'infinitude.
Comme les perles d'eau qui fusent
de la fontaine sans en altérer son cours,
les myriades de formes se déroulent
sans affecter la lumineuse présence qui les contient.

Le mouvement et l'immobilité célèbrent tous deux
la liberté de l'être qui ni ne se meut, ni ne se bouge.
Sans effort, sans tension et sans appréhension,
la conscience est constamment identique à elle-même,
unique réalité donnant vie aux mouvances éphémères de l'esprit.

Le corps, la parole et l'action en sont ses prolongements,
transmettant par sa grâce le parfum de l'un.

Jean-Marc Mantel

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