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31.01.2008
Parler de moi

Parler de moi, ce serait parler au passé,
car où est "moi" en cet instant vivant
vierge du passé et de l'avenir ?
Parler de ce que je suis
ne peut se dire,
mais de ce que je suis
peut fleurir la parole de vie,
la parole d'amour
qui célèbre la légèreté,
la spatialité, l'inconnu que je suis...
Parler de moi
c'est en vérité parler de quelqu'un
qui n'est pas ce que je suis
et qui se conjugue uniquement
dans le temps d'un hier et d'un demain.
Laisser parler ce que je suis,
c'est laisser le Verbe du silence
inventer maintenant
la poésie du coeur,
le chant de la Vie...
07:21 Publié dans Méditations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2008
Sans destination

N'ayant aucune destination,
je ne suis jamais perdu.
Proverbe zen
08:40 Publié dans La Vie parle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.01.2008
La respiration du coeur

Qui apparaît quand tu viens me voir ?
Qui disparaît quand tu sembles partir ?
Qui vient à la rencontre de qui ?
Qui aime qui ?
Je suis ton apparition, ta disparition.
Je suis toi
et pourtant celle qui t'apparaît toujours tout autre...
Nous jouons à cache-cache
avec le Même que nous sommes,
le M'aime qui T'aime...
Nous jouons à faire semblant
d'être différents
pour nous surprendre ici ou là
aux quatre coins de notre Être comm'un.
Oh la joie d'être un
par-delà l'espace et le temps !
La joie nous ramène à cette Présence infinie
au sein de laquelle tu es mon coeur,
je suis ton coeur.
Un Maître-coeur
qui nous inspire,
nous ravit,
nous anéantit
pour nous renouveler sans cesse,
à jamais inconnus,
émerveillés d'être au plus profond
à la fois l'Amour, l'Amant et l'Aimé.
18:25 Publié dans L'Être d'amour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.01.2008
Pauvreté d'esprit

Boire le silence
dans la coupe de notre coeur
nous ramène
à notre pauvreté d'esprit
riche d'une connaissance spontanée
jaillissant de l'inattendu...
19:40 Publié dans Méditations | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.01.2008
Qu'est-ce que cela peut bien faire ?

Qu'est-ce que cela peut bien faire
ce que j'en pense ?
Qu'est-ce que cela peut bien faire
ce que tu en penses ?
Penser et me croire le penseur
m'éloigne de ce que je suis.
Voir la pensée pour ce qu'elle est :
un voile, une ombre qui passe
devant le Silence,
l'Inconnu que je suis...
Ne pas donner d'importance à la pensée,
ne pas s'y attacher.
L'accueillir et la laisser partir...
Ce que je suis ne se pense pas
mais utilise la pensée pour suggérer
ce que je suis et qui ne peut être saisi,
analysé, jugé, expliqué...
Je suis, tout en n'étant pas.
Etre et non-être.
Plénitude d'un vide
qui peut tout contenir
sans être enfermé dans quoi que ce soit.
Je suis le paradoxe de la vie :
vivant en mourant d'instant en instant,
sans rien retenir...
Oui, qu'est-ce que cela peut bien faire
tout ce qui se pense à l'ombre du temps ?
Je suis est étranger à toute rumination de la pensée.
Je suis le Nouveau qui jaillit d'instant en instant.
Je suis l'instant créateur
sans personne pour se réclamer l'auteur de quoi que ce soit.
Je suis l'Ici même
là où personne ne peut me penser.
Ainsi, il ne nous reste plus qu'à aimer
l'Inconnu que nous sommes,
sans nous attacher à un improbable penseur
né de la pensée.
Aimer dans l'impensable,
l'inaliénable,
l'incorruptible.
Tout le reste est fantasme, vanité d'une pensée
exilée du Silence éternel,
de l'Amour éternel,
la Vie éternelle
que je suis,
que tu es.
10:35 Publié dans Méditations | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.01.2008
Présence

La plénitude du Silence chante Son nom,
Elle qui siège en amont de chaque visage
Elle qui réside à la source de chaque regard
Elle, l'unique et spatiale Présence...
Au Cœur de Silence, rien ne nous distingue.
Pour Elle qui transcende les sons et les formes,
Chaque "je" est une imposture, un mensonge.
Perdre-"je" et être baptisé de Son Silence...
utpala
08:03 Publié dans La Vie parle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.01.2008
Derrière ton visage

Je t'envisage tout autre
derrière ton visage
qui te donne l'apparence
d'être quelqu'un.
Je t'envisage
nimbé d'inconnu,
auréolé de paix,
derrière ton visage
qui semble raconter une histoire.
Je te regarde dans l'invisible,
là où, nous perdant de vue,
le regard se regarde...
17:15 Publié dans Rencontre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14.01.2008
Que reste-t-il de moi ?

L'émotion vient,
l'émotion s'en va.
La peur vient,
la peur s'en va.
Passent... passent les choses de la vie.
Bientôt, il ne reste plus rien.
Rien qu'une légèreté d'être,
une fraîcheur d'être.
Quand je n'ai plus rien,
quand je suis dépouillé de mon identité
au sein de laquelle j'étais quelque chose,
que reste-t-il de moi ?
Quand je ne possède plus rien,
que je ne m'accroche plus
ni aux idées, ni aux êtres, ni aux choses,
que reste-t-il de moi ?
Où suis-je
quand plus rien ne m'appartient
pas même l'opinion que j'ai de moi-même ?
Mais où suis-je donc ?
Un silence vibre
à la place de toutes mes possessions passées :
matérielles, intellectuelles, spirituelles, humaines ou autres...
Un silence majestueux
dans un corps devenu soudain spacieux
et respirant enfin à l'aise
au grand large d'une joie d'être sans cause.
14:41 Publié dans Floraisons du coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.01.2008
L'inconnu sans nom

Avec Toi dans mon coeur,
je perds mes repères,
mon identité personnelle née du temps
et deviens mystérieusement Toi.
Toi, le pélerin de mon âme.
l'inconnu sans nom,
le passager clandestin de mon coeur.
Avec Toi dans mon coeur,
je quitte le temps
et deviens ce que je suis depuis toujours :
l'Amour, la substance même de Ton Etre.
Toi, mon unique et intemporel Je...
23:25 Publié dans L'Être d'amour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10.01.2008
La Reconnaissance

Dans la reconnaissance,
il n'y a jamais aucun lien avec quoi que ce soit,
qui ait pu se passer auparavant.
Dans la reconnaissance,
il n'y a ni histoire du passé,
ni histoire du futur.
Il n'y a pas de temps.
Toute histoire apparente
est simplement reconnue
comme une histoire.
Rien ne provoque la reconnaissance.
La reconnaissance est la fin de la croyance en l'histoire.
La reconnaissance est un saut au-delà des concepts, au-delà des croyances,
au-delà de tout ce qui a toujours été supposé.
C'est un saut dans l'inconnu.
C'est un saut dans ce qui a toujours été connu, mais simplement négligé.
Je peux reconnaître ce qui est indiqué par ces mots,
parce que je suis cela.
C'est ce que je suis, au-delà de toute histoire de "moi".
C'est ainsi que je sais
que ce qui est montré,
et que ce qui montre,
est ce que je suis.
Unmani Liza Hyde.
07:12 Publié dans La Vie parle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

